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Non Monique, pas dans les déchets organiques !

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Les déchets organiques : un bon tri pour mieux les valoriser

Depuis 2024, le tri des déchets organiques est obligatoire en Wallonie. Pour les transformer en énergie et en compost de qualité, il faut aussi éviter les intrus.

Épluchures, restes de repas, marc de café ou essuie-tout souillé : triés séparément, les déchets organiques peuvent être transformés en biogaz et en compost. Mais les emballages, langes ou autres déchets non biodégradables perturbent cette valorisation.

Avec la campagne « Non Monique, pas dans les organiques », les intercommunales wallonnes de gestion des déchets réunies au sein de Copidec, dont BEP Environnement, rappellent l’impact concret des erreurs de tri. Une erreur ponctuelle peut sembler anodine. Répétée à grande échelle, elle complique le traitement de milliers de tonnes de matières.

Du sac organique à l’énergie et au compost

Après leur collecte séparée, les déchets organiques sont acheminés vers des unités de biométhanisation. Des micro-organismes les transforment en biogaz, qui peut servir à produire de l’électricité, de la chaleur ou du biométhane. La matière restante poursuit ensuite son traitement pour devenir du compost, utile aux sols.

En 2019, les déchets organiques représentaient encore 41 % du contenu des poubelles résiduelles en Wallonie. Les trier permet donc aussi de réduire la quantité de déchets envoyés à l’incinération.

Les intrus compliquent le traitement

Plastiques, capsules de café, textiles, langes, litières minérales ou pots de fleurs n’ont pas leur place dans les déchets organiques. Les plastiques sont particulièrement problématiques : en se fragmentant pendant le traitement, ils deviennent plus difficiles à retirer et peuvent contaminer le compost.

Les intrus peuvent aussi provoquer des refus de traitement, des bouchons, de l’usure ou des besoins de nettoyage plus fréquents. En 2025, les refus de biométhanisation ont représenté un coût de 510 000 € à Tenneville. À Herstal, 7 500 tonnes de refus ont été envoyées à l’incinération, pour un coût de 675 000 €, hors manutention et transport.

En rappelant les consignes de tri, BEP Environnement contribue à préserver la qualité des matières collectées et leur potentiel de valorisation.

Tout savoir sur le tri des déchets organiques.